Le mois de septembre a marqué un tournant pour les marchés financiers. La poursuite de la hausse des taux souverains, alimentée par des chiffres d'inflation plus élevés qu'attendu et par la résilience de l'économie mondiale, les a conduits de nouveaux sommets, le 10 ans américain atteignant 5,28 % et le Bund allemand 3,65 %, des niveaux inédits depuis plus de quinze ans. Dans ce contexte, les actifs risqués ont commencé à subir le sentiment négatif : les marchés actions ont terminé le mois en baisse et les primes de risque High Yield se sont écartées, de 41 pb en Europe et de 49 pb aux États-Unis, entraînant des performances de respectivement -1,79 % et -2,66 %.
Notre stratégie High Yield
Au cours du mois de septembre, les marchés ont de nouveau été dominés par l'évolution des taux souverains. Leur volatilité est restée particulièrement élevée et les rendements ont atteint de nouveaux records. Le taux à 10 ans allemand a ainsi franchi le seuil de 3,65 %, un niveau inédit depuis 2008, tandis que son équivalent américain a dépassé la barre symbolique des 5 % pour atteindre un pic à 5,28 %, son plus haut niveau depuis 2002. Cette remontée s'explique par des chiffres d'inflation plus élevés qu'attendu et par la résilience de l'économie mondiale. Ces éléments ont conduit les investisseurs à revoir leurs anticipations de politique monétaire, le marché allant jusqu'à anticiper quatre hausses de taux supplémentaires de la part de la BCE au cours des douze prochains .
Si un tel scénario devait se matérialiser, les conséquences pour la croissance pourraient devenir significatives.
En Europe, la situation budgétaire française a également retenu l'attention des investisseurs. Les inquiétudes concernant la trajectoire des finances publiques et les incertitudes politiques liées à l'élection présidentielle de 2027 ont contribué à une nette hausse de l'écart entre l'OAT française et le Bund allemand. Nous revenons plus en détail sur ce sujet en fin de newsletter.
Après plusieurs mois de résistance, les actifs risqués ont commencé à subir les conséquences de cette forte remontée des taux. Les marchés actions ont ainsi clôturé le mois en territoire négatif, avec un recul de 0,35 % pour le S&P 500 et de 2,22 % pour l'Euro Stoxx 50.
Le marché du High Yield n'a pas échappé à ce mouvement. En Europe, les primes de risque ayant jusque-là démontré une résilience remarquable se sont finalement écartées de 41 points de base et l'indice High Yield a enregistré une performance de -1,79 %. Aux États Unis, les spreads se sont élargis de 49 points de base, conduisant à une performance de -2,66 % en devise locale. Fait notable, la contribution de la hausse des taux et celle de l'écartement des primes de risque ont été d'ampleur comparable. Les obligations BB ont
principalement souffert de leur sensibilité aux taux, tandis que les segments B et CCC ont davantage subi la dégradation du sentiment de marché.
D'un point de vue sectoriel, les télécommunications et l'immobilier, particulièrement sensibles aux taux, ont figuré parmi le s secteurs les moins performants du mois. L'automobile a également souffert de fondamentaux toujours fragiles. À l'inverse, l'énergie et la technologie ont mieux résisté grâce à des perspectives opérationnelles plus solides.
Dans ce contexte, nous avons conservé un positionnement globalement inchangé. Nous maintenons une duration légèrement supérieure à celle du marché, considérant que la hausse récente des taux a permis de retrouver des niveaux de rendement attractifs.
Nous restons en revanche prudents sur le risque crédit et conservons un niveau de spread inférieur à celui du marché. Les fonds à échéance offrent désormais des rendements particulièrement attractifs et constituent selon nous des points d'entrée intéressants.
Enfin, nous avons continué à participer au marché primaire en restant particulièrement exigeants sur les primes de risque offer tes par les émetteurs.