Le mois d’avril a été marqué par la poursuite des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, dans un contexte de négociations incertaines et de prix de l’énergie durablement élevés. Malgré ces facteurs de risque, les marchés ont rebondi, soutenus par les premières avancées diplomatiques et un regain d’appétit pour le risque. La volatilité est restée élevée sur les marchés obligataires, avec des mouvements contrastés sur les taux, qui terminent néanmoins en légère hausse sur le mois. Les marchés High Yield ont enregistré des performances positives (+1,94 % en Europe et +1,52 % aux États-Unis), portées par un resserrement marqué des spreads et le retour des flux de souscription. Dans cet environnement, la classe d’actifs continue d’offrir des rendements attractifs, soutenant des stratégies orientées vers le portage.
Notre stratégie High Yield
Le conflit au Moyen-Orient a de nouveau dominé l’actualité en avril. Des négociations ont été engagées au cours du mois, laissant entrevoir une possible désescalade. Le processus reste toutefois incertain, avec des annonces souvent contradictoires de la part des différentes parties. Le détroit d’Ormuz demeure, à ce stade, fermé, maintenant des tensions importantes sur les chaînes d’approvisionnement en pétrole. Dans ce contexte, les prix de l’énergie sont restés élevés : le Brent s’est temporairement détendu vers 90 $/baril en cours de mois, avant de revenir sur ses points hauts en fin de période, proche de 120 $/baril. Malgré cet environnement incertain, les premières avancées diplomatiques ont été favorablement accueillies par les marchés. Les actifs risqués ont ainsi rebondi au cours du mois d’avril : le S&P 500 progresse de +5,57 % (en devise locale), inscrivant à cette occasion un nouveau plus haut historique à 7 200 points, tandis que le Stoxx Europe 600 affiche également une hausse solide de +5,56 %. Ces performances apparaissent d’autant plus notables dans un contexte de pressions inflationnistes persistantes et de révisions à la baisse des perspectives de croissance liées au conflit. Le marché des taux souverains est resté marqué par une forte volatilité, reflétant l’incertitude entourant les perspectives d’inflation et de politique monétaire. Les anticipations de taux de la BCE ont d’abord reculé à deux hausses en début de mois, avant de remonter à trois en fin de période, à la suite de publications d’inflation supérieures aux attentes et du rebond des prix du pétrole. Dans ce cadre, les taux courts ont initialement diminué, portés par un regain d’optimisme quant à une résolution du conflit, avant de repartir à la hausse et de terminer le mois à des niveaux légèrement supérieurs à ceux observés fin mars (+3 pb sur le 2 ans allemand et +8 pb sur le 2 ans américain). Une dynamique similaire s’observe sur la partie longue de la courbe : malgré des mouvements intra-mensuels marqués, les taux enregistrent une légère hausse sur le mois (+4 pb sur le Bund à 10 ans et +5 pb sur le Treasury américain).
Le marché du crédit, et en particulier le segment High Yield, a bénéficié du rebond des actifs risqués et d’un regain d’appétit pour le risque de la part des investisseurs. Dans cet environnement, la performance du High Yield ressort positive, à +1,94 % pour le segment euro et +1,70 % pour le segment américain (en devise locale). Cette évolution s’explique principalement par un resserrement des primes de risque, de -57 pb en Europe (après un écartement de +68 pb en mars) et de -45 pb aux États-Unis (après +18 pb le mois précédent). Les flux de souscription sont repartis à la hausse, tandis que le marché primaire a retrouvé un niveau d’activité plus soutenu.
Dans ce contexte, la remontée des taux souverains continue de soutenir le niveau de rendement global de la classe d’actifs, malgré le resserrement des primes de risque. Nous estimons que l’environnement actuel reste favorable à une stratégie de portage. Nous avons ainsi profité du marché primaire et d’opportunités sur le marché secondaire pour poursuivre la diversification des portefeuilles de nos fonds à échéance. Concernant les fonds ouverts, nous avons également participé aux nouvelles émissions tout en maintenant un positionnement globalement stable : une légère sous-pondération du risque crédit, compte tenu du resserrement rapide des primes, et une exposition longue à la duration afin de bénéficier de niveaux de taux toujours élevés.