Le mois de juin a été marqué par une détente du contexte géopolitique au Moyen‑Orient, avec l’annonce d’un accord préliminaire entre les États‑Unis et l’Iran et la perspective d’une réouverture progressive du détroit d’Ormuz. Le Brent a ainsi chuté de 92 $ à 73 $, favorisant un reflux des craintes inflationnistes et un regain d’appétit pour le risque. Les taux allemands se sont détendus, tandis que les taux américains ont poursuivi leur hausse sur fond de marché du travail toujours robuste et de discours plus restrictif de la Fed. Dans cet environnement, le High Yield européen progresse de +0,66 %, porté par la baisse des taux. À l’inverse, le High Yield américain affiche une performance plus modeste de +0,13 % (couvert en euro), pénalisé par la remontée des rendements souverains.
Notre stratégie High Yield
Le mois de juin a une nouvelle fois été dominé par les développements géopolitiques au Moyen‑Orient. Après plusieurs mois de perturbations liées au conflit impliquant l’Iran, Israël et les États‑Unis, l’attention des marchés s’est progressivement déplacée des craintes d’une fermeture prolongée du détroit d’Ormuz vers la perspective d’un règlement négocié.
L’annonce, à la mi‑juin, d’un accord préliminaire entre Washington et Téhéran, couplée à la perspective d’une réouverture graduelle du détroit, a entraîné une forte baisse des prix de l’énergie. Le baril de Brent est ainsi revenu de 92 $ à 73 $ sur le mois, dissipant une large partie des préoccupations liées à l’inflation énergétique et soutenant le retour de l’appétit pour le risque, notamment en Europe.
Dans ce contexte, les banques centrales et la dynamique des taux sont restées au cœur de l’attention des investisseurs. Comme attendu, la BCE a relevé ses taux directeurs de 25 pb tout en maintenant un discours dépendant des données économiques. Le recul marqué du pétrole a conduit les marchés à revoir à la baisse les risques inflationnistes en Europe, favorisant un rallye obligataire avec une baisse des taux allemands (-4 pb sur le 5 ans et -8 pb sur le 10 ans).
Outre-Atlantique, la courbe des taux s’est en revanche nettement aplatie par la partie courte (+17 pb sur le 2 ans et +9 pb sur le 5 ans), portée par des statistiques d’emploi toujours très solides. Cette dynamique s’est amplifiée à la suite du premier FOMC présidé par K. Warsh, lors duquel la Fed a laissé ses taux inchangés tout en adoptant une tonalité plus restrictive. La résilience du marché du travail, combinée à une inflation persistante, déplace clairement le débat au sein de la Fed vers la question du moment auquel il faudra relever les taux, plutôt que vers celle d’une éventuelle baisse.
L’amélioration du contexte géopolitique a fortement soutenu les actifs risqués européens au cours du mois. Le Stoxx Europe 600 progresse ainsi de +2,68 %, bénéficiant pleinement de la détente sur les prix de l’énergie et du recul des taux souverains. À l’inverse, le S&P 500 recule légèrement de -0,95 % en devise locale, pénalisé par la remontée des rendements américains et des anticipations de politique monétaire plus restrictives.
Dans cet environnement, le High Yield a néanmoins affiché des performances positives de part et d’autre de l’Atlantique. Le High Yield européen progresse de +0,66 %, porté par la baisse des taux souverains malgré un léger écartement des spreads (+2 pb). Les segments les plus risqués continuent de surperformer, traduisant une amélioration de l’appétit pour le risque. Aux États‑Unis, le High Yield affiche un gain plus modeste de +0,13 % (couvert en euro), soutenu essentiellement par le portage, alors que la hausse des taux souverains et un léger élargissement des spreads (+3 pb) ont limité la performance du marché.
Dans la continuité des mois précédents, la remontée des taux souverains depuis le début de l’année apporte un soutien naturel à la classe d’actifs, qui offre un portage relativement attractif malgré le resserrement des primes de risque. Cet environnement génère des flux vers les stratégies de portage à échéance que nous avons pu aisément investir grâce à la dynamique du marché primaire.
Sur nos autres stratégies, nous avons arbitré plusieurs émissions récentes ayant bien performé au profit de nouvelles émissions, afin de capter la dynamique favorable du marché primaire. Cette gestion active nous permet de préserver une légère sous‑pondération du risque crédit tout en maintenant une sensibilité longue aux taux, ces derniers offrant encore des niveaux de rendement attractifs.