Décembre a été favorable aux actifs risqués : le S &P est resté globalement stable mais affiche +18 % sur l’année, proche d’un nouveau record, soutenu par des données solides aux États -Unis, dont le PIB du T3 (+4,3 % annualisé contre+3,3% attendu), la plus forte croissance trimestrielle en deux ans. La Fed a procédé à une nouvelle baisse de 25 pb s du taux directeur. Le marché est resté optimiste quant à la poursuite du reflux de l’inflation et anticipe désormais qu’une seule dernière baisse du taux directeur en 2026. Les taux 5 ans US et 5 Allemand se sont écartés respectivement de 13 et 16bps. Les leviers budgétaires devraient devenir stimulants avec le projet «One Big Beautiful Bill Act » de Donald Trump, en plus des investissements dans l’IA. En Europe, le STOXX 600 progresse de +2,7% en décembre (+21% YTD), porté par la rotation vers les cycliques, notamment banques et métaux industriels.

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2025, une année positive pour les actifs risqués

Notre Stratégie High Yield

Décembre est souvent synonyme de calme sur les marchés et de performances positives. Cette année, la réalité a été différente pour les taux souverains qui ont fortement progressé, sous l’effet d’une révision des anticipations économiques et monétaires. Aux États -Unis, des données macroéconomiques plus robustes qu’attendu ont repoussé l’idée d’un cycle rapide de b aisse des taux directeurs. Le marché n’anticipe désormais plus qu e deux baisses en 2026, contre trois à quatre auparavant. Résultat : seul le 2 ans s’est légèrement détendu ( -3 bps), tandis que le 5 ans et le 10 ans se sont écartés de +13 bps et +16 bps. En Europe, la hausse des taux a été encore plus marquée. Les investisseurs ont été surpris par des indicateurs d ’activité meilleurs qu’attendu, notamment dans l’industrie et les services, suggérant que la croissance pourrait rester solide en début d’année 2026. Ce changement de perception, en sympathie avec la dynamique américaine, a entraîné un écartement généralis é des taux : +9 bps sur le 2 ans, +16 bps sur le 5 ans et +17 bps sur le 10 ans. Sur l’ensemble de 2025, le tableau est contrasté concernant les taux souverains. Outre -Atlantique, la performance des taux est restée positive, soutenue par une politique monétaire plus accommodante de la FED (resserrement de 65 bps sur le 5 ans). En Europe, c’est l’inverse : la vigueur économique a entraîné un écartement de 33 bps sur le 5 ans allemand, pesant sur la performance.

 En dehors des obligations d’État, décembre a été favorable. Les actions européennes ont gagné plus de 2 %, tandis que les indices américains ont terminé en légère hausse dans un contexte de faible volatilité. Le crédit High Yield a également progressé malgré la pression des taux : +0,37 % pour le HY Euro et +0,50 % pour le HY US. Cette performance s’explique par un resserrement des primes de risque ( -13 bps en Europe, -14 bps aux États -Unis), le portage et un marché primaire très calme, renforçant les facteurs techniques. Le marché HY américain continue de surperfor mer son homologue européen, porté par des anticipations positives sur la croissance et la politique monétaire accommodante de la FED (malgré la révision à la baisse des anticipations de réduction des taux). 

Les actifs risqués ont brillé en 2025. Les actions affichent une performance supérieure à 20 %, avec une surperformance européenne, tandis que le High Yield progresse de plus de 5 % en Europe et de plus de 6 % aux États -Unis. La surperformance américaine s’explique par l’effet positif des taux souverains, alors qu’en Europe cet impact a été négatif. En revanche, les primes de risque se sont beaucoup plus resserrées en Europe ( -41 bps) qu’aux États -Unis (-11 bps). Hormis un pic très court début avril à l’occasion du “Liberation Day”, la volatilité est restée maîtrisée. Les tarifs, rapidement revus à la baisse ou même supprimés, ont eu un impact marginal, permettant aux actifs risqués de maintenir leur dynamique positive. 

L’activité sur les portefeuilles est restée modérée en décembre. Avec des primes de risque toujours serrées, nous conservons un positionnement prudent et privilégions une duration plus longue, dans un contexte de maîtrise de l’inflation et de politique acc ommodante de la FED. Pour 2026, nous anticipons une reprise vigoureuse du marché primaire, notamment dans le secteur technologique, afin de financer les importants capex attendus