SICAV et FCP : Qu’est ce que ça change ?

OPCVM : définitions et différences entre les FCP et les SICAV

Tout d’abord, il est utile de rappeler qu’un Organisme de Placement Collectif en Valeurs Mobilières (OPCVM) est un support de gestion collective qui permet à des épargnants de confier une partie de leurs capitaux à des gérants professionnels, des Sociétés de Gestion de Portefeuille (SGP), en contrepartie de frais divers à la charge de l’investisseur. Les OPCVM permettent de simplifier l’accès au marché boursier aux investisseurs néophytes mais aussi de limiter les risques inhérents à la gestion individuelle directe, et donnent la possibilité d’investir de plus petites sommes.

L’Autorité des Marchés Financiers (AMF) agrée les sociétés de gestion de portefeuille et veille à ce que les OPCVM respectent la réglementation en matière de règles de gestion, d’investissement et concernant la production des documents à destination des investisseurs.

Le choix d’investir dans un OPCVM, à travers un placement à moyen ou long terme, permet de diversifier un portefeuille tout en mutualisant les risques. Les OPCVM peuvent être commercialisés dans l’Espace Economique Européen. Parmi ces OPCVM, on distingue les Sociétés d’Investissement à Capital Variable (SICAV) des Fonds Communs de Placement (FCP).

SICAV et FCP : définitions

Qu’est-ce qu’une SICAV ?

Selon l’AMF, une SICAV est « une société anonyme à capital variable qui émet des actions au fur et à mesure des demandes de souscription »1. Il s’agit donc d’une personne morale dotée d’un conseil d’administration. L’AMF ajoute : « tout investisseur qui achète des actions devient actionnaire et peut s’exprimer sur la gestion de la société au sein des assemblées générales et/ou présenter sa candidature au conseil d’administration »2. La SICAV permet de mettre en commun les risques et les bénéfices d’un investissement en valeurs mobilières, autrement dit, des titres financiers (actions, obligations…).

Qu’est-ce qu’un FCP ?

Contrairement à la SICAV, le FCP n’a pas de personnalité morale. Selon l’AMF, un FCP est « une copropriété de valeurs mobilières qui émet des parts. Le porteur de parts ne dispose d’aucun des droits conférés à un actionnaire, mais la société de gestion qui gère le fonds agit au nom des porteurs dans leur intérêt exclusif. »3. Chaque porteur de parts dispose d’un droit de copropriété sur les actifs du fonds proportionnel au nombre de parts possédées.

SICAV et FCP : les principales différences

Le tableau ci-dessous résume les principales différences entre les SICAV et les FCP. La principale distinction réside dans le fait qu’elles n’ont pas le même statut juridique.

SICAV FCP
Forme juridique Société anonyme ayant pour objet la gestion d’un portefeuille de valeurs mobilières Copropriété de valeurs mobilières
Personnalité morale Oui Non
Qualité des souscripteurs Actionnaires
Ils ont la possibilité de s’exprimer sur la gestion de la société au sein des assemblées générales via leur droit de vote
Porteurs de parts
La société de gestion agit au nom des porteurs dans leur intérêt exclusif

 

Il convient de noter que c’est la valeur liquidative qui permet de déterminer le prix d’achat (ou de souscription) et le prix de vente (ou de rachat) d’une action de SICAV ou d’une part de FCP (à partir du moment où elle est publiée et selon les conditions fixées par le prospectus.). La périodicité du calcul de la valeur liquidative est précisée dans le prospectus. La fréquence de publication de la valeur liquidative dépend de chaque produit. Elle est indiquée dans le prospectus de l’OPC. Elle reflète la valeur de la totalité des actifs détenus dans le portefeuille de l’organisme de placement.

Comment choisir son FCP ou sa SICAV ?

Afin de faire le choix le plus optimal, il est important d’étudier les caractéristiques du produit proposé sur trois points importants.

Tout d’abord, l’investisseur étudiera l’historique des performances, tout en gardant à l’esprit que, selon la formule consacrée, « Les performances passées ne préjugent pas des performances futures ».

Lorsque les données sont disponibles, il est important d’analyser les performances sur le long terme ainsi que les notations mises à disposition par les fournisseurs de données (tels que Mornigstar, Quantalys, Boursorama…etc.).

Ces fournisseurs de données produisent une évaluation quantitative objective du risque et de la performance passées d’un fonds. Les fournisseurs de données publient également une notation qualitative qui repose sur un processus d’évaluation des fonds par catégorie. Enfin, si le fonds a reçu des prix de la profession, cela peut être également une autre indication de ses bonnes performances.

L’investisseur qui s’apprête à revendre son action de SICAV ou sa part de FCP doit avoir en tête que la performance finale du fonds sera diminuée par les frais du support à savoir des frais d’entrée et de sortie éventuels, des frais de gestion et de fonctionnement.
L’ensemble de ces frais « sont disponibles dans les documents réglementaires DICI et Prospectus des fonds ».

La volatilité est également une notion intrinsèque de l’environnement boursier. L’investisseur doit sans cesse s’interroger à propos du meilleur moment pour acheter au plus bas et vendre au plus haut, en suivant les fluctuations du marché boursier. La volatilité est risquée à court terme. C’est pourquoi un investissement sur les marchés boursiers doit être réalisé dans un objectif de placement moyen ou long terme. La durée de placement recommandée est indiquée dans le DICI.

1 Définition de l’AMF datant du 17 octobre 2018 et disponible sur la page suivante : https://www.amf-france.org/Epargne-Info-Service/Comprendre-les-produits-financiers/Placements-collectifs/OPC/Fonds-SICAV-ce-qu-il-faut-savoir
2 Idem
3 Idem